Saint Jean de la Blaquière

HISTORIQUE 
- Au Néolithique,  la commune était certainement habitée comme en attestent un dolmen et des mobiliers métalliques, découverts dans une sépulture.
- En 983, un moine de l'abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert fait don au monastère de deux manses sur la commune.
- Au XII e s., la première mention "officielle", dans le "testament" de Saint-Fulcran, signale une église consacrée à St Jean-Baptiste, sa villa (domaine romain) nommée Pleuis et les 6 manses qui font partie du domaine.
- Au XIIe s. et XIIIe s., des documents royaux mentionnet la villa « St Jean de Pleus ». En décembre 1385, lors de la guerre de Cent Ans, les troupes royales séjournent durant une semaine dans le village.
- A partir du XIVe s. commence à s'imposer le nom de Blaquière, d'abord sous la forme " alias de Blacisria ". Le mot occitan blacairà, désigne un terrain où poussent des chênes blancs, blacas. L'écorce de ces arbres servait aux " blanquiés " pour tanner les cuirs.
- Pendant la Révolution, le nom du village perd la partie religieuse "Saint Jean" au profit de « La Blaquière », selon le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II. Il le reste au moins jusqu'au cadastre de 1834."

LE PATRIMOINE

 Le centre du village

Le quartier du château suit un plan différent de celui du village initial. Dans l'enceinte fortifiée qui  suit la berge de la rivière,  les constructions ont un plan rectangulaire. L'ensemble des deux quartiers, ecclésial et castral, fut réuni au sein d'une fortification, avec tours et fossés, qui exista jusqu'au 18e s. Les vestiges (la partie ronde du village primitif et celle carrée du château), sont sur les parties froides du nord. A l'opposé, les anciennes murailles se sont transformées en terrasses ensoleillées, et c'est là que s'est constitué un « barri », ou faubourg.

L'église Saint Jean Baptiste
-**L'église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste, église paroissiale, chœur roman du XIIe s. et abside en cul de four inscrits aux Monuments Historiques. Elle remplace une ancienne chapelle consacrée, elle aussi, à Saint Jean-Baptiste.

Le Château de la Blaquière
-* Le château de la Blaquière, (Inventaire général du patrimoine culturel). date des XIVe et XVIIe s.

L'Ancien Moulin à Huile
 Il se trouvait entre le chemin de La Rouquette et la rivière de la Marguerite, devant l'ancien pont détruit en 1907. Mû par la force hydraulique, il recevait l'eau d'une réserve ("tanne", aujourd'hui vide) elle-même alimentée par un béal.
Ce moulin fonctionna jusque vers 1940. Le moulin à huile a été reconstruit après 1907. A l'intérieur subsistent des bacs en béton, un axe de rotation métallique, l'emplacement d'un foyer, et au fond de cette grande salle (7 x 12 m) une petite pièce où l'huile était stockée dans des jarres de terre, fermées par un couvercle en bois. 
Quant aux olives à confire (Lucques), elles étaient achetées par des courtiers et expédiées vers Saint-Jean-de-Fos.

Aux alentours du village :

Le Moulin de la Charité


A sept cents mètres au sud du village,sur la rive gauche de la Marguerite, le moulin de la Charité appartenait à une œuvre de bienfaisance . Il avait été donné à la communauté par « une bonne femme » des Salces .  Il est indiqué sur les cartes de l'I.G.N. mais n'a, aujourd'hui, que l'allure d'une masure abandonnée. La réserve d'eau qui l'alimentait a été comblée, et les meules décorent aujourd'hui le rond-point du Grand Chemin.

La Tour

 « Au lieu dit La Tourre, sur le bord d’un plateau dominant le cours du Maro, entre St Privat et St Jean, se trouve une construction énigmatique attribuée par la tradition locale à la période wisigothique. Ce bâtiment rectangulaire de 7m sur 12m  a des murs épais de 1,85 m, montés à l’aide de blocs irréguliers, souvent de taille très importante et liés au mortier de chaux. Le blocage est fait de gros blocs disposés en biais. Il reste le premier niveau aveugle de cette construction qui devait être bien plus haute. Des prospections menées aux abords n’ont rien livré, la chronologie du bâtiment demeure indéterminée. Néanmoins, selon Fl. Journot, il pourrait s’agir d’un poste de péage des XIe-XIIe s, établi par un homme de la proche villa de La Valette, le long d’un itinéraire conduisant d’Usclas à Saint-Privat. »

- les chapelles funéraires des XIXe et XXe s. : La Chapelle Saint Pauline

Photo
Simple salle rectangulaire de 11 m sur 7 m. Cette église devait être divisée en trois travées par des arcs diaphragmes, prenant appui sur des contreforts extérieurs. Une niche liturgique creusé dans le mur nord du choeur contenait un sarcophage sans ossement. Sa forme et l’absence de pierre de taille dans la construction évoquent un édifice primitif peut être d’époque carolingienne. Cette petite chapelle isolée semble avoir été construite pour vénérer un corps saint enterré contre le chevet. »

- Le Dolmen des Isserts
En avril 2013, de nouvelles fouilles ont été entreprises sur le Dolmen des Isserts par une équipe de bénévoles travaillant sous la direction de Noisette Bec Drelon, doctorante en Préhistoire à l'Université d'Aix-en-Provence. De premiers sondages, réalisés en 2012 par la même équipe, avaient permis de démontrer la complexité architecturale de ce monument. Cette année, les archéologues ont donc décidé de procéder à une fouille exhaustive afin de cerner l’évolution architecturale du dolmen en fouillant son tumulus.

Devant le couloir plusieurs niveaux d’effondrement du tumulus sont découverts par les archéologues ! Un sondage profond est réalisé au nord-ouest afin d’identifier la structure interne du tumulus. Un mur conservé sur au moins deux assises ceinture le monument qui a une forme hexagonale. La dernière semaine de fouille est marquée par une découverte originale, celle de deux murs devant le couloir qui forment une entrée en entonnoir. Le dolmen est donc structuré par deux antennes dont la fonction reste encore méconnue

Quelques artefacts néolithiques exhumés du dolmen par les archéologues : Armatures de flèches, faucille en silex, fragments de poterie décorés etc.